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La notion subjective de pénibilité pour calculer un âge de retraite

Encephale_3 Beaucoup invoquent cette notion de "pénibilité" dans la détermination de l'âge de départ à la retraite et rappellent l'espérance de vie très variable d'une catégorie à l'autre de la population. Les catégories citées sont celles des ouvriers, des cheminots, etc... mais qui peut se permettre d'évaluer cette notion subjective de pénibilité ? A part mesurer par électroencéphalogramme le stress ressenti par un individu pendant son travail, je ne vois aucune manière de connaître le stress réel. Et encore, ce ne serait qu'une notion personnelle de ressenti face à son activité plus ou moins choisie.

Qu'en serait-il des catégories à faible espérance de vie sans rapport direct avec la profession, comme l'obésité, le diabète, le tabagisme, l'alcoolisme ou les antécédents familiaux de cancer ou de maladies cardio-vasculaires... ?

Les diabétiques, obèses, fumeurs, alcooliques, hypertendus... devraient partir en retraite plus tôt pour tenir compte de leurs plus faibles espérances de vie !!?

C'est la raison pour laquelle je trouve cette notion de "pénibilité" ou le rappel des espérances de vie de catégories diverses ridicule. "On meurt quand on meurt", c'est une des lois universelles aussi naturelle que la naissance, et cela dépend de multitudes de facteurs et de hasard aussi, et le départ à la retraite ne devrait pas en tenir compte. La "pénibilité" est un argument de corporatismes qui ne sait plus comment défendre des situations qui n'ont plus d'explications réelles en 2007 (le plus connu étant la fameuse "prime du charbon" alors que les trains sont devenus électriques). Il n'y a qu'un principe qui tienne : Nous vivons de plus en plus longtemps et devons naturellement travailler de plus en plus longtemps sans que ce soit un drame. Le travail est la vie et non une punition.