Je suis heureux d’être tombé par chance sur ces quelques vers extraordinaires. Ils sont inscrits à l’entrée du bâtiment des Nations Unies à New York. Je vous prie de les lire avec attention…
" All Adam’s race are members of one frame,
Since all, at first, from the same essence came.
When by hard fortune one limb is oppressed,
The other members lose their wanted rest.
If you feel not for others’ misery,
A son of Adam is no name for thee. "
C'est le contraire de l'individualisme, imagé par la sensibilité poétique où l'humanité ne constitue qu'un seul corps "car provenant du même bijou très rare" (le mot original traduit en "essence" en anglais). L'idée balaie forcément d'un coup toutes sortes de racismes aussi... Comprendre que la main gauche doit se soucier de ce qui arriverait au pied droit, devient accessible au lecteur le plus égoïste et c'est la prouesse du poète en quelques vers ;-) La version originale est bien plus belle, mais ma traduction en Français serait minable, alors je m'abstiens... ;-)
c'est magnifique !
Rédigé par : ladytango | 21 mars 2006 à 13:06
Et ça marche aussi pour ceux qui ne sont pas fils d'Adam ?
Tres beaux vers.
Rédigé par : DocDarkSide | 21 mars 2006 à 13:52
Merci ladytango ;-)
DorkDarkSide, comme je l'ai écrit dans la 7e note, je suis athée et je ne connaîs pas "Adam"... ;-))) Le poème est du 13e siècle et la version anglaise est une traduction. Le terme original qui a été traduit en "Adam's race" aurait très bien pu être traduit en "être humain"...
Rédigé par : Alexandre | 21 mars 2006 à 14:42
Je devine l'idée (mon anglais est moyen) et c'est sublime et vrai. Une façon de voir l'humanité et la vie.
Rédigé par : Nathalie | 21 mars 2006 à 15:28
Excuse moi d'être une ignarde :) , c'est quoi la photo? Il y a un rapport avec le texte...?
Rédigé par : Nathalie | 21 mars 2006 à 19:30
C'est les vestiges de "la Porte des Nations" (c'est vraiment le nom) sur le site archéologique de Persépolis. Toutes les délégations des différentes nations passaient à travers... J'ai voulu faire le parallèle avec l'ONU où le poème est inscrit, mais ça n'a pas marché apparemment, puisque cette note n'a pas eu beaucoup de succès ;-)))
Rédigé par : Alexandre | 21 mars 2006 à 20:14
En lisant le titre je pensais que tu avais écrit un post sur le type qui s'est fait quasiment piétiné à Paris .. j'ai vu cela en passant sur le JT (jamais le temps de regarder les news) ... tout cela en relation avec le CPE sur leque tu as déjà écrit un post ... on boucle la boucle :-)
Rédigé par : Fanchon | 21 mars 2006 à 20:49
Tu sais, certains savourent tes notes en silence, dans leur coin, sans forcément laisser des commentaires... Surtout si elles inspirent des réflexions profondes et qu'il s'avère difficile de rédiger quelque chose de cohérent en peu de temps. La beauté de ce poème se suffit à elle même. Je l'adore :)
Rédigé par : Regina | 21 mars 2006 à 20:49
>Fanchon : Le type en question avait 2,7gr d'alcool dans le sang et a déclaré qu'il avait eu une altercation avec d'autres manifestants...
>Regina : Je savoure "en silence", dans mon coin, chacun de tes commentaires... ;-)
Rédigé par : Alexandre | 21 mars 2006 à 23:02
Effectivement c'est très beau, ça demande reflexion! ;)
Rédigé par : Yannick | 22 mars 2006 à 03:14
C'est le contraire de l'individualisme, imagé par la sensibilité poétique où l'humanité ne constitue qu'un seul corps "car provenant du même bijou très rare" (le mot original traduit en "essence" en anglais). L'idée balaie forcément d'un coup toutes sortes de racismes aussi... Comprendre que la main gauche doit se soucier de ce qui arriverait au pied droit, devient accessible au lecteur le plus égoïste et c'est la prouesse du poète en quelques vers ;-) La version originale est bien plus belle, mais ma traduction en Français serait minable, alors je m'abstiens... ;-)
Rédigé par : Alexandre | 22 mars 2006 à 07:10